PlaneteAfrique
Déconnexion


Campagne militaire française en pays Bamiléké

Parmi les grands crimes commis par la France aux quatre coins du globe figure un, sans doute le plus scandaleux, prémédité, planifié et exécuté par le Général de Gaulle au tournant des années 60.
En pleine guerre froide, il n'y a pas de camera pour filmer, ni de reporters pour écrire. Entre les chaînes montagneuses du pays BAMILEKE, les Chasseurs-bombardiers français se livrent a l'implacable jeu de la mort. Les populations indigènes qu'on massacre ainsi n'ont rien pour se défendre. La situation géographique de la région martyrisée n'arrange fatalement pas les choses.
Le pays BAMILEKE est, a ce moment-la, la seule province camerounaise qui ne partage pas de frontières avec un pays voisin. Il n'y aura pas d'exode vers les frontières, ni de Camps de Réfugiés. Il n'y aura pas de Croix Rouge, ni de Médecins Sans Frontières. Il y a pourtant une sorte d'unanimité et de consensus international sur ce crime.
L'ONU, de laquelle la France tient son mandat de Tutelle, restera étrangement muette. La Grande Bretagne, l'autre Mandataire et Alliée de la Première Guerre Mondiale, est de l'autre cote de la montagne, a un vol d'oiseau de Mbouda et de Dschang. Les vas et vient des bombardiers français n'ont certainement pas échappé a la vigilance des services secrets de sa Majesté. Son silence est, sans aucun doute, un acte de solidarité occidentale. Le Vatican, dont on connaît la capacité à fustiger les crimes de cette ampleur, n'en dira pas un seul mot. Pire, les écoles et collèges missionnaires a l'Ouest du Cameroun ont abrite le corps expéditionnaire français. Il s'agit, peu de gens le savent, de l'un des plus grands génocides de l'histoire de l'Humanité.

Le rayonnement international de la France, qui bénéficie de la Loi du silence de l'ordre blanc mondial, va réussir a étouffer le crime. Aujourd'hui, les jeunes Camerounais sont surpris lorsqu'on leur apprend, de manière anecdotique hélas, l'histoire de cet effroyable drame. Le Général de Gaulle s'est rendu ainsi coupable d'un deuxième génocides: Le génocide de la Mémoire.

La plupart des Officiers français qui font partie du Corps expéditionnaire sont d'anciens tueurs de la Guerre d'Indochine. Ils ont été recasés au Cameroun, en raison, croit-on savoir, des Accords de Défense Militaires passes entre M. Ahidjo et Charles de Gaulle. Le Cameroun n'est pourtant pas, si l'on se réfère a ces fameux Accords de Défense, sous la menace d'un pays étranger. Le Ministre de la défense de M. Ahidjo, un certain Sadou Daoudou, - dont le nom devrait entrer dans le registre sinistre des criminels de guerre n'aura pas de mal a convaincre son homologue Français Pierre Guillauma. Jacques Foccart, le Rambo français des tropiques, est favorable a l'extermination massive des BAMILEKE, que des rapports des services de la SDECE - dont ceux d'un certain Jean Lamberton présentent comme une dangereuse menace pour les intérêts Français au Cameroun. Sur place a l'Ouest du pays, dans le champ des opérations, se trouve Andze Tsoungui, ministre aujourd'hui retraite.

Parmi les Officiers du Corps expéditionnaire, figure Max Bardet, Pilote d'hélicoptère. Comme beaucoup d'autres, il a pris une part active aux bombardements. Il a survole et bombarde, avec une cruauté qu'il n'a jamais niée, le pays BAMILEKE. Voici un témoignage édifiant qu'il a fait en 1988 dans un livre intitule OK Cargo. Bardet sait très bien de quoi il parle. Voici sa déclaration:

" En deux ans, de 1962 a 1964, l'armée régulière a complètement ravage le pays BAMILEKE. Ils ont massacre de 300 000 a 400 000 personnes. Un vrai génocide. Ils ont pratiquement anéanti la race. Sagaies contre armes automatiques, les BAMILEKE n'avaient aucune chance(.) Les villages avaient été rasés, un peu comme Atilla "
Bardet prononce bien les mots génocide, race anéantie, villages rasés. un peu comme Atilla. Ces mots funèbres ne sont pas prononces par un profane, mais par un militaire, acteur et témoin d'un crime. La comparaison que cet Officier fait avec Atilla
Rédaction
Vos articles, vos idées Rejoignez nos rédacteurs Écrivez pour 54 pays

Une audience dans 0 pays d'Afrique

Devenir publicateur →
Partager Partager

À lire aussi

CAMEROUN
"Selon la théorie linguistique de Greenberg, la zone couvrant le sud-ouest de l'actuel Cameroun et l...
1/11/2005 10:44:29 AM -  5084
CAMEROUN
Leader nationaliste précurseur des indépendances en Afrique francophone, Ruben Um Nyobè avait dès la...
1/11/2005 10:41:23 AM -  5445
CAMEROUN
OEUVRE ALLEMANDE ( 1903 - 1915) Construction de la mission Catholique du Sacré Coeur par la congrég...
1/11/2005 10:36:13 AM -  9133
CAMEROUN
"Capitale historique de l’actuelle province de l'Ouest, la ville de Dschang est découverte en 1895 ...
1/11/2005 10:35:19 AM -  7243
CAMEROUN
La 30 ième Fête Nationale se célèbre chaque année au Cameroun.. Les préparatifs comme de coutume ont...
1/11/2005 10:34:26 AM -  2817
CAMEROUN
La littérature camerounaise vient de se voir enrichie d’une nouvelle parution : « le Bikutsi du Came...
1/11/2005 10:28:53 AM -  3140
CAMEROUN
Les éditions Karthala publient une nouvelle étude de Philippe Laburthe-Tolra, " Vers la lumière ? Ou...
1/11/2005 10:23:47 AM -  3249
CAMEROUN
Vers le VIè siècle : Le Chef Carthaginois, HANNON arrive au large des côtes camerounaises, et découv...
1/11/2005 10:21:11 AM -  13256
CAMEROUN
"Développement économique et social En 1970, le réseau routier atteignait 30.167 km. En 1977, c’e...
1/11/2005 10:19:55 AM -  4027
CAMEROUN
"La partie du Cameroun qui fut confiée à la France était bien plus vaste que le Cameroun britannique...
1/11/2005 10:13:31 AM -  19307
CAMEROUN
La grande Bretagne reçue une superficie de 88 036 km2 pour 560 834 habitants qu’elle gouverna au nom...
1/11/2005 10:11:09 AM -  16045
CAMEROUN
Les Européens, au Cameroun, au 19ème siècle étaient soit Allemands soit Anglais, pour la plupart de...
1/11/2005 10:09:58 AM -  29881

CAMEROUN - accès rapides

Actualités par pays

 

Newsletter


 
 
 
 
 
 

Actualités par pays

CAMEROUN - accès rapides

Newsletter


 
 
 
 
 
🛒
WS-WEBSHOP
E-commerce
Créez votre boutique en ligne
J'y vais →