|
|
RAPHAEL GOMIS : Danse abyssine
Dans une zone aride de mon cerveaux Est une jeune femme abyssine Elle
invoque les divinités assassines Que sur ce sol désolé s’abattent les eaux
Par des mouvements frénétiques Cette féline primitive S’éreinte et
s’active En danses obstinées et mystiques
Elle foule et frappe de ses
pieds Cette terre résolument infertile Avec la candeur infantile Que ce
manifestent des nuées
Des mèches de ces cheveux , Noir ébènes,
fendent son visage Et sous lesquelles s’envisage Un regard hostile et
cendreux .
Sous l’écrin de ces paupières , Se découvre l’abysse de ces
yeux , Où, des éclats verts et bleus , semblent captiver toute lumière
Le long de son corps fiévreux Suinte des larmes de sueurs Que le
soleil charge de lueurs Avant que n’absorbe le sol miséreux
Mais comme
ces incantations N’ont suent charmées Neptune La pauvre guindé d’infortune
Abandonne ses divinations
Laissant une nappe boueuse S’en détourne
désenchanté Et debout, reste planté Las de fatigue et boudeuse
Alors sur ces terres insoumises Ce manifeste Céres Elle qui est la déesse
Des moissons compromises
Devant elle, de la glèbe s’hérisse Une
plante diaphane Dont s’exhale colophane Et fruits bigarrés chargés de
mélisse
|